Le thé rouge
Les Chinois nomment
thés rouges ce que les occidentaux appellent
thés noirs.
La couleur rouge correspond en fait à celle de l'infusion et non à celle des feuilles.
Les
thés noirs communément commercialisés en Occident sont issus d'un processus de fabrication
mis au point par
les Britanniques, en
Inde, au milieu du XIXe siècle. Les Britanniques se sont inspirés des
méthodes chinoises,
qu'ils ont largement rationalisées et simplifiées, introduisant notamment l'usage de machines (broyeuses,
séchoirs, tamis, etc.), là où les Chinois continuent à préparer les
thés
à la main.
Le procédé orthodoxe
- * Le flétrissage (18 à 32 heures) : permet de retirer une partie de l'humidité présente dans les feuilles
fraîches.
- * Le roulage (30 minutes) : les feuilles sont roulées, cela a pour effet de briser les cellules de la feuille qui
libéreront des enzymes permettant une meilleure fermentation.
- * L'oxydation (1 à 3 heures) : les feuilles sont mises à reposer dans une pièce chaude et humide.
- * La dessiccation (20 minutes) : pour arrêter la fermentation, on soumet les feuilles à une température de
90 °C.
- * Le tamisage : il s'agit de trier les feuilles et de les emballer.
Le procédé CTC (Crush, Tear, Curl)
- * Après avoir été légèrement flétries et coupées, les feuilles sont totalement
déchiquetées par des cylindres équipés de lames métalliques.
- * Elles sont ensuite roulées dans un ghoogi (tonneau tournant sur lui-même).
Il existe des variantes à ces méthodes, la famille des
thés noirs étant
la plus grande et la plus répandue de par le monde.
La plupart du temps, le vendeur mélange des feuilles déchiquetées provenant de diverses plantations pour obtenir
un
thé à la saveur précise correspondant au produit qu'il commercialise.